jeudi 20 mai 2021

Paul GADENNE : le "discours de Gap"... s'arrêter pour mieux avancer


Durant cette période de pandémie, de confinement et faute de visites, nous étions enclins à revisiter notre bibliothèque. Et c’est ainsi qu’on redécouvre un écrivain que l’on avait oublié, qui nous paraît soudain d’une étonnante actualité, comme l'écho d’un passé que l’on croyait "dépassé ”.

Ce fut mon cas en relisant Paul Gadenne, en particulier son “discours de Gap” (1936) mais aussi son premier roman, Siloé*. Ce roman, largement autobiographique, publié en 1941, est de la même “source” que le “discours de Gap”, le fruit du même cheminement intérieur de l’auteur.
Paul Gadenne (1907-1956) obtient à la fin de ses études universitaires à Paris, un premier poste de professeur de français en 1932 à Elbeuf en Normandie. Mais la tuberculose le contraint en 1933 à interrompre sa carrière d’enseignant. Il passe alors de longs mois en soins, “confiné” dans le sanatorium de Praz-Coutant en Haute-Savoie.
Nommé en 1935 au lycée climatique de Gap, il est chargé de faire le discours qui, traditionnellement, inaugure la remise des prix** en fin d’année scolaire; c’était le 11 juillet 1936.
Ce discours important à bien des égards est resté célèbre sous le nom de “discours de Gap”.



"Fermer les yeux pour mieux voir, s'arrêter pour mieux avancer"

Ce discours (rappelons-le, fait en 1936 devant les lycéens et les enseignants) nous apparaît d’une étonnante actualité. Il suffirait de remplacer “TSF et le journal” par "Médias et les réseaux sociaux” et l’on pourrait songer à une de ces nombreuses chroniques philosophiques suscitées par la pandémie actuelle de la COVID.
Son “éloge de la lenteur” fustige certes la suractivité : “Certains arrivent à ne plus savoir s’ils dirigent vraiment leur activité ou si c’est leur activité qui les dirige”.
Il affirme surtout que pour avancer dans sa propre vie, il faille parfois  trouver la force de paradoxalement “suspendre son geste”; avoir le courage de s'arrêter, prendre le temps, réfléchir: “il y a dans le regard de l’homme qui pense une vérité plus subtile que dans ses muscles” et “Il faut plus de force pour s’arrêter, dans le sens où je dis s’arrêter, que pour continuer sa marche ou son geste”.

Pour Gadenne, la paresse réside moins dans l’inactivité ou l'oisiveté que dans la surconsommation passive, dispersée, d'activités prémâchées:
"Le mal, mes chers amis, c’est que la société nous a habitués à vivre paresseusement"
"il semble même qu’elle la favorise, principalement sous l’aspect de la dispersion”
“Le mal est encore que la société moderne répond à tous nos besoins”
"... que tout effort nous soit épargné, même pour nous distraire"
"ces notions que nous n’avons pas désirées et qui nous arrivent pêle-mêle, sur le même plan, sans que nous ayons eu à les recréer en nous".

Il termine ainsi son discours :
“nous nous sommes assis sur le trottoir, et nous avons pris l’habitude de penser dans la rue… 
Car la vie, mes chers amis, cela ne se ramasse pas sur le pavé”

Osons imaginer, qu’aujourd’hui, il aurait conclu son discours ainsi:

“Nous nous sommes assis devant notre ordinateur, et nous avons pris l’habitude de penser sur internet…
...
Car la vie, mes chers amis, cela ne se ramasse pas sur le tapis d'une souris, fut-elle sans fil et rechargeable”

Dans le jardin public Paul Gadenne à Gap

Notes:
* Simon est étudiant à Paris; il prépare l'agrégation de Lettres. Ce "fort en thème" est doué, ambitieux, sûr de lui, cynique parfois. Mais Simon "tombe" malade... la tuberculose. Il va séjourner un an en sanatorium au Crêt d’Armenaz, découvrant, dans ce milieu confiné, un univers ignoré de lui, où la mort (jamais nommée) est toujours présente. Après une période de sidération, Simon va apprendre à connaître ses compagnons d’infortune. Et puis il découvrira la Nature, une nature enivrante et sensuelle. Sensuelle, Ariane l'est aussi. Cette femme, guérie de la tuberculose, va dérouler le fil qui permettra à Simon de sortir du labyrinthe de sa maladie. Simon sera guéri. Mieux... comme sorti de la source de Siloé (en référence à un texte biblique), arrivé "aveugle", il retrouvera la vue. Une vision de la "vraie" vie.

** Il fut un temps où les lycées regroupaient tous les élèves, de la sixième jusqu’en terminale. Dans chaque classe étaient désignés par les enseignants trois prix par matière ainsi que le prix d’excellence de la classe. En fin d’année, une cérémonie de “remise des prix” rassemblait alors dans la cour les élèves et les parents, ainsi que les autorités préfectorales et académiques. A cette occasion, était souvent invitée une personnalité culturelle, régionale le plus souvent (j’ai souvenir de Henri Bosco), qui faisait le discours d’introduction avant de distribuer les prix (un gros tas de livres enrubanné) aux élèves méritants qui défilaient sur la tribune pendant la lecture du palmarès.
C’était donc une sorte de cérémonie des Césars de la jeunesse studieuse, mais… sans bling-bling. Le luxe était dans la qualité de certains livres distribués (celui de Peau d'Âne était richement relié et non... effeuillé). Cette cérémonie est à présent révolue... “Adieu les bons”



dimanche 16 mai 2021

Musée de Gap : sortie du tunnel pour une "vraie mine de cuivres"



L’exposition de l'association MIC MAC*“La fabuleuse histoire de la famille des cuivres” qui occupe tout le sous-sol du musée de Gap, avait été ouverte un temps et refermée pour cause de pandémie. Le confinement a fait l’effet d’un “coup de grisou” pour cette "vraie mine de cuivres" (200 instruments exposés).
Enfin la sortie du tunnel...
Réouverture le 19 mai 2021, 14h.





Guy Estimbre et Amélie Pialoux, initiateurs et “mineurs de fond” de cette exposition sous les voûtes du musée.




"Mireille Gullo a su, grâce à son pinceau et la vibrance de ses couleurs, redonner une nouvelle vie, aquarellée, à ces musiciens qui retrouvent ainsi dans les vitrines une complicité vivifiante avec leurs instruments" (70 aquarelles exposées)




LIENS:
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Musée Instrumental des Cuivres Musiques Antique à Contemporaine

vendredi 26 mars 2021

Un univers féminin très hospitalier

C’était il y a presque trente ans

Noël 1994. Hospitalisé à Martigues, je découvre pour la première fois l’univers hospitalier, un univers essentiellement féminin, avec ses rites, son personnel complice et solidaire, parfois un peu las, mais toujours disponible. Chacun, chacune, dans son domaine, s’affaire et garde un regard bienveillant, si ce n’est empathique, sur le patient — qui ne l'est pas toujours. 

J’étais, à cette époque, correspondant du quotidien Le Provençal (à présent La Provence). Impressionné – pour ne pas dire ému – par tout ce petit monde qui m’avait entouré, j’avais écrit un article afin de témoigner ou plutôt, afin de donner la parole à toutes ces femmes qui, chacune dans leur domaine, participent à leur façon au combat pour la dignité humaine.

A la relecture de cet article, j’ai réalisé, presque trente après, combien le SIDA avait suscité de drames, dans la jeunesse presque exclusivement (des drames aujourd’hui moins visibles et moins nombreux mais toujours existants).

Ce qu'elles disaient… 

“Elle aussi, avoue que les jeunes malades du SIDA l'ont transformée: “on est obligé de s’investir. On ne peut éviter de prendre ces jeunes en affection”.

“On comprend alors que tous les membres du personnel, aussi bien soignant que de service, puissent s'attacher à ces patients, jeunes le plus souvent, et qui ressemblent tellement à ceux de leur entourage. “Alors, quand la maladie impose sa dure loi, il arrive que l'on "craque" : on ne peut plus rentrer dans une chambre. C'est alors qu'un autre membre de l'équipe prend le relais…”

“Les malades vous suivent à la maison.”

“Comment oser perdre espoir, en effet, lorsqu'on est témoin du courage d'un père ou d'une mère qui assiste jusqu'au bout son enfant avec l'énergie du désespoir”

Et aujourd’hui la pandémie du COVID…

Cet article, que j’avais oublié, est malheureusement toujours d’actualité. Les nouvelles soignantes tiennent, presque trente ans après, le même discours que leurs aînées, expriment le même malaise, font preuve du même courage. Sans doute, témoigneront-elles plutôt en cette période de COVID, de la douleur d’un fils ou d’une fille qui ne peut assister jusqu’au bout un parent ou un grand-parent. Les victimes ne sont plus de la même génération mais les problèmes de celles qui les soignent n’ont pas changé. 

Une piqûre de rappel

C’est en attendant de me faire vacciner, observant autour de moi toutes ces femmes en blouse blanche portant chacune un plateau sur lequel gisaient des seringues habilitées à piquer des bras gauches, que je me suis souvenu…  Oui, je me suis rappelé… l'hôpital… cet univers féminin.

Cette première piqûre fut donc pour moi, paradoxalement, une piqûre de "rappel".



dimanche 21 mars 2021

Dessiner et (re)garder son Kant à soi !

 

Statue dans l'église Saint-François, ALGHERO, Sardaigne


La première fois que j’aperçus cette grande statue en bois, de profil et dans la pénombre, j’en étais resté sidéré – statufié, en quelque sorte.
Ce personnage, vivant malgré son immobilité, d’un port humble et noble à la fois, semblait plongé dans ses réflexions avec, me semblait-il, un brin de tristesse.
Après l’avoir longuement observé puis enfin, dessiné, j’ai compris que cet homme, tout simplement, s'interrogeait. Et l’on ne s’interroge pas sans une certaine gravité.

Montaigne et Kant me sont alors apparus... (en pensée, seulement)

Appuyé sur son billot de bois, cet homme est confiant dans la solidité de son support. Toutefois, son appui reste raisonnable, contrôlé, comme pour accorder une place au doute.
“Que sais-je ?” “Que puis-je connaître ?”

Ses bras – à peine – croisés pourraient suggérer l’inaction. Et si ce n’était que le prélude à une action réfléchie, mûrie. Nécessaire. Réfléchir avant d’agir, avant d'être contraint d'agir.
“Que faire ?” “Que dois-je faire ?”
 
Enfin, sa tête penchée, son dos légèrement courbé ne suggèrent en aucun cas la soumission. Au contraire, on devine la noblesse, la certitude et donc l’humilité d’être un homme, un homme tout simplement. En quête d’espoir.
“Que puis-je espérer ?” “Que m’est-il permis d’espérer ?”

mercredi 10 mars 2021

Le masque et la plume !

 

C’était il y a un an…  Et contrairement à ce que laisse supposer la fenêtre close représentée sur l’affiche ci-contre, à l’époque de ce salon, le château de Peyrolles n'était pas confiné.

Oui, il y a encore un an, on pouvait déambuler, sans masque, devant les stands des carnettistes ou des écrivains et feuilleter leurs ouvrages –sans gel aux mains. On pouvait s’entasser dans un bar de la ville le temps d’une soirée et écouter des chanteurs, des musiciens, des poètes. Espérons que cet événement artistique, né dans le château du roi René, renaisse une prochaine année.

J'avais écrit un poème pour la circonstance ("Poésie au château") mais je n’imaginais pas que sa conclusion serait à ce point d'actualité, en cette période scolairement troublée. 

En effet, les enfants, plus que jamais rivés à leurs écrans, la main figée sur leur souris  –sans fil et rechargeable– seront-ils encore un jour distraits par un vol de papillons? Et souriront-ils alors d'une odyssée poétique, chargée d'émotions, née et reliée au fil de leur imagination?
On peut s'interroger. Mais au fait… des papillons… en existera-t-il encore?
Pour mémoire, voici un dessin d'enfant réalisé lors des Journées du patrimoine 2017  à l'occasion de notre manifestation sur le thème "Imagine Gap dans le futur et dessins-le"

mercredi 18 septembre 2019

Journées du Patrimoine 2019 : Croquer dans une mine de cuivres !


Le samedi 21 septembre, dès 15h le kiosque de la pépinière sera cerné par des croqueurs avant d'être investi par des musiciens aux instruments bien étranges.





Le quintette Effervescence se produit en costumes et joue sur des instruments historiques, rares et précieux.
Il est invité dans de nombreuses manifestations musicales et festivals.
Les instruments seront exposés dès 15h autour du kiosque. Un carnet illustré suggérant les instruments sera distribué à ceux et celles qui voudront les dessiner. Et comme chaque année, nous vous engageons à croquer en famille... dans cette mine de cuivres.















dimanche 14 octobre 2018

Chemin de Compostelle, de Sisteron à Reillanne

Après avoir parcouru deux années de suite une partie du Chemin de Compostelle partant du Puy, j'aspirais à connaître un peu mieux celui qui relie Montgenèvre à Arles et qui passe donc par Gap; le chemin emprunte le GR 653D (très bien balisé).
Après avoir testé les portions (Chorges-Notre-Dame du Laus-Gap-Tallard), Mireille et moi avons donc décidé de parcourir en une semaine la portion de Sisteron à Reillanne, fin septembre de cette année; nous espérions qu'il fasse moins chaud mais bon... la canicule s'est attardée.



Cet article n'ayant pas vocation à servir de guide, je me contenterai donc d'évoquer un seul lieu — mais quel lieu! — faisant l'impasse sur les sites connus (Sisteron, Ganagobie, Forcalquier, Salagon...) qui méritent bien sûr qu'on les visite.
Ce lieu, un peu magique, un peu secret, nous a été indiqué presque à voix basse du côté de Châteauneuf-Val-Saint-Donat:

"Vous verrez deux cairns au bord du chemin... enfoncez-vous alors dans la forêt... et là... vous allez voir... le choc... mais attention il faut rester prudent"

Effectivement, nous avons repéré les cairns — très discrets  et après quelques mètres dans la forêt, nous nous sommes retrouvés devant... un gouffre d'une dizaine de mètres de profondeur, une dépression — nommée ici moline — qui abrite les ruines de la crypte d'une église détruite, totalement disparue. Notre informateur s'était montré peu prolixe à propos de cette ancienne église : dans ce lieu à la fois inquiétant et stimulant notre imagination s'est donc souvent emballée. Car en effet, si on remarque bien vite une tour ronde et son escalier en colimaçon, on reste perplexe devant ce tunnel, presque à hauteur d'homme, creusé dans le rocher, qui sort un peu avant la falaise. Et encore plus surprenant, dans ce tunnel, deux rails qui aboutissent... dans le vide et pourtant... aucune trace d'effondrement de la falaise.



Nous eûmes le soir-même les réponses à nos interrogations. Décidément cet épisode restera le meilleur souvenir de notre périple.
Gais, nous avancions ➧




Carnet de voyage réalisé par Mireille (⬈Sous le chêne)

ADRESSES UTILES
Brochure très complète (carte, lieux d'hébergements...) à télécharger sur leur site.

(Quelques conseils utiles pour l'étape Sisteron-Peipin)

Le Topo-guide du chemin de Montgenèvre à Arles est en vente en librairie

QUELQUES CONSEILS
  • Sac léger (4kg tout compris). Mieux vaut être MUL (Marcheur Ultra Léger) que MULET. Pour apprendre à alléger son sac, consulter le site Randonner léger


  • Prévoir quelques victuailles qui se conservent car sur certaines étapes, aucun point de ravitaillement dans les villages traversés. Même problème pour l'eau.
  • Si on peut improviser son logement sur le chemin du Puy, il faut absolument réserver sur cette partie du chemin. Réduction parfois pour les pèlerins en possession du Crédencial (carnet du pèlerin).

dimanche 16 septembre 2018

Journées du Patrimoine 2018 : La grenouille sauteuse

Pour notre cinquième participation aux manifestations des journées du patrimoine, le programme se résumait ainsi...
Bien sûr, cette activité qui combinait origami et dessin n'était que le prétexte pour faire découvrir, au détour d'une pointe de feutre, quelques-uns des monuments européens.

Enfants studieux... parents admiratifs... et de beaux batraciens.








jeudi 19 avril 2018

« Des Livres & Vous » vous interroge : dessine & vous ?


Dans le cadre de la manifestation « Des Livres & Vous »  (16-22 avril 2018 à Gap), nous avons animé, Mireille et moi, la première édition du concours de croquis dans ce paisible espace qu'est la bibliothèque universitaire. Neuf candidat(e)s bien sagement assis(es) devant leur table de travail — des tables peu coutumières il est vrai à accueillir de tels étudiants— ont reçu chacun un même modèle de feuille de dessin. La technique de croquis, elle, était libre.
Enfin, vint le moment, un brin solennel, de la révélation du sujet qui se devait d'ouvrir une « porte de l'imaginaire » pour rester fidèle au thème de cette année:

Je peux enfin pénétrer dans ce grenier si mystérieux pour moi puisque son accès m'était interdit lorsque j'étais enfant. Assis(e) sur une malle bancale près de l'entrée, je laisse mon regard vagabonder dans ce décor surprenant. Finalement, je sors mon carnet et je commence à croquer ce qui m’entoure.

Deux heures après nous avons établi le palmarès suivant:


1er prix: Roland N.


2ème prix : Annie R.


3ème prix : Maryse N.

Les autres dessins du concours


La remise des prix (et des cadeaux) a eu lieu peu après l'épreuve à La Nouvelle Librairie lors du lancement de la manifestation « Des Livres & Vous ».

mercredi 13 septembre 2017

Journées du Patrimoine 2017 :
« Imagine Gap dans le futur et dessine-le ! »

« Jeunesse et patrimoine »... Comment ne pas songer un instant à sa propre jeunesse en lisant l'intitulé du thème des journées du patrimoine de cette année. Comment ne pas se revoir dans la classe de son école devant le maître qui, outre sa volonté de nous apprendre à lire et à écrire, avait à cœur de nous faire connaître l'histoire et le patrimoine de notre pays à l'aide, entre autre, de ces grands panneaux thématiques illustrés qui prenaient leur place à côté des cartes de géographie. Et si à 10 ans, ce maître nous avait demandé de dessiner notre futur et que ces dessins nous ayons la possibilité de les revoir aujourd'hui, soixante ans plus tard, il est certain que nous en resterions quelque peu ébaubis.
C'est donc cette réflexion quelque peu nostalgique qui fut à l'origine du projet que Mireille et moi avons décidé de présenter à l'occasion de cette manifestation.

« Imagine Gap dans le futur et dessine-le ! »
Si la Jeunesse se doit de connaître son patrimoine, elle se doit aussi d'en assurer la continuité et même d'inventer ou, tout du moins, d'imaginer celui qu'elle léguera aux générations futures.
Aussi avons-nous choisi de susciter l'inspiration des enfants de notre ville en leur faisant dessiner leur futur imaginé à partir de dessins actuels de Gap (une école, une classe, la "liseuse", le parc de la pépinière, un bus, une fontaine...). Un carnet illustré leur sera distribué. Les jeunes participants compléteront ce carnet à leur guise. Et qui sait, ce carnet suscitera-t-il peut-être un jour la curiosité des adultes qu'ils seront devenus. 


Séances pour enfants accompagnés :
Samedi 16 et dimanche 17 septembre 2017 de 14h à 16h.
Ecole Porte-Colombe. (Apporter crayons ou feutres de couleur).

Texte sur le carnet distribué aux enfants qui viendront dessiner :

« Si tu te dois de connaître le patrimoine culturel de ta ville, c'est-à-dire l'héritage commun de nos ancêtres, tu vivras, adulte, dans un monde dont hériteront à leur tour les générations futures.
Alors, ce monde dans lequel tu vivras adulte, pourquoi ne pas l'imaginer et même le dessiner ?
Laisse aller ton inspiration et complète ce carnet à ta guise avec des dessins mais aussi avec des textes si tu le veux.
Et puis, ce carnet, garde-le précieusement pour le redécouvrir quand tu seras plus "vieux".  Peut-être te diras-tu alors: " Incroyable ! J'avais imaginé çà ? »

Et ils ont dessiné leur futur...


Comme annoncé, des enfants sont venus dessiner dans l'école de Porte-Colombe à l'occasion de ces journées du Patrimoine. Assis sur les petites chaises d'une salle de classe pour les maternelles, ils ont complété allègrement le carnet illustré qu'on leur avait distribué.

Nous pressentions... des tablettes... des smartphones... des engins volants. Mais quelle ne fut pas notre surprise de voir ces enfants illustrer des sujets aussi graves que l'enseignement à distance, l'eau qui viendrait à manquer ou, plus troublant, l'entrée... d'un terroriste dans la classe.
Quelques dessins sans commentaires