mardi 27 mai 2014

Musée : les desseins de Zeus en dessins

Première vraie sortie "croquante" pour les adhérents de notre toute nouvelle association. C'est au Musée de Gap que tous et toutes se sont retrouvés, comme d'autres... bien plus jeunes.

"Nom de Zeus !" est tenté de s'écrier le visiteur du Musée, pour peu qu'il soit friand de mythologie grecque. En effet, on peut y voir, à l'occasion des nouvelles expositions, "Le Centaure" de César, une sculpture de bronze, "étude" de l'artiste à échelle réduite, pour son oeuvre monumentale de 5m de haut, réalisée en hommage à Picasso entre 1983 et 1985 et exposée à Paris (place Michel Debré).
Croquis : "Le Centaure" de César

Les centaures, ces créatures sauvages, mi-homme mi-cheval, furent certes, vaillamment traqués par Héraclès, mais la légende voudrait que l'un d'entre-eux, Chiron, « le plus juste des centaures » eût été particulièrement apprécié pour sa sagesse et sa bonté. Malheureux Chiron toutefois, qui tua par mégarde son tuteur et qui, devenu inconsolable, demanda à Zeus -qui le lui accorda- de perdre son immortalité pour pouvoir mourir à la place de Prométhée. Prométhée, justement, les habitués du Musée le connaissent bien grâce au tableau de Henri Lehman (1814-1882) au titre explicite : "La désolation des Océanides au pied du roc où Prométhée est enchaîné", (exposé dans la salle du tombeau de Lesdiguières).
Croquis d'un extrait du tableau
Prométhée, « le prévoyant » (pas tant que çà... finalement) était, selon la légende, un titan qui aurait créé les hommes à partir de terre et d'eau et aurait volé le feu (celui sacré de l'Olympe) pour le rendre aux humains alors que Zeus le leur avait confisqué. Zeus, fou de colère, condamna alors Prométhée à être attaché à un rocher, son foie dévoré par un aigle chaque jour et renaissant irrémédiablement chaque nuit.

Or, coïncidence, c'est tout près de ce tableau que Vladimir Skoda a présenté son travail lors du vernissage de son exposition, "Sphères".

Cet artiste est sculpteur sur métal mais aussi... forgeron; il crée donc à partir de minerais (enfouis dans la terre), de feu et d'eau pour les trempes du métal. On comprend mieux que la proximité de Prométhée et la "désolation des Océanides" avaient, lors de cette présentation, quelque chose de troublant pour un observateur averti. Enfin, pour boucler la boucle -ou plutôt "fermer la boule", en la circonstance- il faut savoir que Vladimir Skoda est un ancien élève de... César.
Il faut avouer que ces étranges desseins de Zeus méritaient bien quelques dessins.


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